CABINET DE NATUROPATHIE PANACEE
 CABINET DE NATUROPATHIE PANACEE

PHYTO-EMBRYOTHERAPIE

 

Au gré de nos balades, nous observons le printemps prendre forme, l'ensemble du règne végétal s'épanouissant, déployant sa force de vie, bourgeons, feuillage vert intense, vert citron, premières explosions florales attirant le bourdonnement frétillant des insectes.

 

L'usage des bourgeons dans la phytothérapie remonte au Moyen Age, où les alchimistes incluaient par exemple des bourgeons de sapin pour fabriquer un sirop pectoral.

 

C'est en 1960 que le Dr Pol Henry, medecin homéopathe Belge, mis au point une forme d'extraction propre aux tissus embryologiques (bourgeons, jeunes pousses, radicelles): la formule composée d'alcool, de glycérine et d'eau permet alors en 21 jours d'extraire, sans agression biochimique, l'ensemble des principes actifs (alcaloïdes, glycosides, hétérosides, dérivés et vitamines hydrosolubles, flavonoïdes, tanins, phénols, huiles essentielles et acides).

 

La substance obtenue, appelée "macérat-mère", présente une teneur faible en alcool, ce qui permet de l'utiliser assez largement dans le cadre familial.

 

Ce concentré de tissu embryonnaire offre une teneur particulièrement élevée en principes actifs et un spectre d'action beaucoup plus large que chaque partie de la plante prise isolément: il porte en lui le potentiel de développement de la plante (racines, tronc, branches, tiges, feuilles, fleurs, vitamines, hormones, oligo-éléments, minéraux, etc...).

 

Sa simplicité d'utilisation en fait une alliée quotidienne (quelques gouttes matin et soir, par cycle de 3 semaines suivi d'une pause), pour une variété d'usage époustouflante.

 

Voici un petit aperçu de quelques incontournables:

 

AUBEPINE:

Meilleur ami du système cardiovasculaire : Draineur du cœur, hypo/hypertension ; Contre les arythmies fonctionnelles (extrasystoles, tachycardie) ; Séquelles d’infarctus, angine de poitrine.

Il est également un très bon sédatif et équilibrant du système nerveux central ; Anxiolytique ; Il peut être associé judicieusement en cas de dépression existentielle.

Il vient accompagner efficacement les désagrément cardiovasculaire en cas d'hyperthyroïdie.

Enfin, il contribue à réguler les compulsions alimentaires.

 

CASSIS:

Anti-rhumatismal de premier ordre et anti-inflammatoire puissant (cortisone-like) il est utilisé dans l'ostéoporose, l'arthrose, la goutte, les douleurs des ligaments, tendons et articulations

Il est également un remède classique des allergies et problèmes cutanés, en prévention ou en phase de crise (eczéma, psoriasis, urticaire)

Il agit efficacement sur la sphère respiratoire dans l'asthme, les bronchites chroniques, l'emphysème, les rhinites allergiques.

Particulièrement recommandé aux personnes fatiguées il stimule les glandes endocriniennes et combat la somnolence. Il renforce la vitalité, apporte plus d'énergie et d'endurance.

 

CHATAIGNER:

Draineur et tonique du système veineux : par exemple, jambes lourdes, varices, hémorroïdes, phlébites, maladie de Raynaud.

Draineur du système lymphatique: auto-intoxication, crampes musculaires. Agit sur la cellulite et les oedèmes.

 

FIGUIER:

Son action calmante est remarquable dans les problèmes de stress et d'insomnies, il stimule les rêves et calme les pensées.
C'est un anxiolytique de premier ordre, utile pour neutraliser les effets de la nervosité et du stress, tant intérieur qu'extérieur et de ses effets secondaires à court ou long terme. Son action anti-angoisse et neurosédative est remarquable.

Au niveau du psychisme, le macérat de figuier agit dans la dépression existentielle, la dépression nerveuse, la neurasthénie, les affections psychosomatiques en général, car il est actif sur l'axe cortico-hypothalamique. Il traite également les névroses et obsessions diverses (il est efficace dans l'anorexie) et dans tous les phénomènes de somatisation.
Il contribue à améliorer l'état des enfants hyperactifs et c'est un grand remède du trac (notamment avant les examens), des peurs même inconscientes, en particulier chez les enfants.
Par son action psychosomatique, il contribue à diminuer les addictions tant physiques (drogues, cigarettes, somnifères, médicaments anti-dépresseurs, sucre), que psychosomatiques (tics, T.O.C., manies, ...).

Au niveau intestinal il intervient dans les colites diverses et agit efficacement dans les tendances boulimiques, régule l'appétit (tant en hypo qu'en hyper).

 

TILLEUL:

C'est un détoxifiant de l'organisme, il agit sur les taux de cholestérol, d'acide urique, d'urée et aide à une perte de poids

Le tilleul favorise le sommeil. Il est utilisé dans les névroses d'angoisse et obsessions et également pour accompagner le sevrage des somnifères et anxiolytiques.
Par son action sur le système nerveux il agit, en amont, sur des problèmes de peau tels que les psoriasis.

Anti-inflammatoire dans les gastrites, coliques spasmodiques, dysphagies oesophagiennes. Il augmente également la diurèse,ce qui se révèle utile dans les problèmes rénaux, hépatiques et rhumatismaux.

 

ROMARIN:

Le romarin est un bon draineur hépatique et hépatoprotecteur .

C'est également un désintoxiquant général de l'organisme (il aide à abaisser les triglycérides, le taux d'urée, d'acide urique et de cholestérol).
Recommandé également pour stimuler la circulation des extrémités (pieds et mains froids).

 

 

Marie Cahuzière.

 

Ces conseils sont donnés à titre informatif, ils ne remplacent en rien l'avis d'un médecin ou thérapeuthe qualifié, indispensable pour un accompagnement personnalisé.

 

 

Halte aux pseudo formations de naturopathie

Non, on ne devient pas naturopathe en quelques week-end!

Devant l'intérêt grandissant du grand public pour les remèdes naturels, il n'y avait qu'un pas à franchir pour voir pupuller un nombre impressionant de formations au métier de naturopathe.

Ce dernier n'étant pas reglementé, cela a permis l'apparition de formations courtes, au contenu léger, certifiant des étudiants, sûrement passionnés par le sujet mais ne les ayant peu ou pas préparés à ce métier, si particuliuer.

 

A la fois généraliste des medecines alternatives et spécialiste de l'hygiène vitale, ce mouton à 5 pattes suscite l'attirance de nombreux candidats qui pensent, à tort, qu'il suffit de connaître les plantes et aimer la Nature pour y arriver.

 

Un vrai naturopathe aura d'abord reçu une formation complète de 1200 à 1500 heures minimum, soit en cours continu, soit en cours de fin de semaine, en présentiel (soit 3 ans en moyenne). Ces formations sont payantes, environ 11.000€ en moyenne. 

Le programme doit mettre l'accent sur la pratique du futur professionnel et la déontologie.

Il doit intégrer impérativement un contenu scientifique d'anatomie et de physiologie (comment prétendre pourvoir conseiller sans connaissance approfondie du corps humain!) et de biochimie. 

De plus, il doit couvrir l'ensemble des techniques majeures (au nombre de 10) que comprend l'enseignemnet de l'hygiène vitale et de la naturopathie appliquée et rénovée.

Au sein des techniques majeures, il est possible d'approfondir l'une ou plusieurs d'entre elle, ce qui définira la spécialité du futur naturopathe.

Des journées d'approfondissement et universités d'été sont incluses dans tous les programmes sérieux.

Des mises en situation (consultation) doivent également faire partie du programme: ce sera justement l'activité principale du futur naturopathe et cet aspect est déterminant: de nombreux étudiants ou aspirants se sentent en phase avec une santé plus naturelle et ressentent le parcours de formation comme uen formalité. Cependant, mener une consultation avec l'écoute, la bienveillance, la neutralité, l'intégrité nécessaire ne s'apprend pas. C'est une question de savoir-être, qui dépend d'une part des qualités innées de chacun et d'autre part du travail intérieur, d'une vie entière. 

 

Enfin, ce qui est habituellement omis dans la présentation des programmes par les écoles (même les plus sérieuses) est le gigantesque travail personnel à fournir en plus de l'enseignement obligatoire en terme de lectures (la bibliographie fondamentale est particulièrement copieuse), de recherches et de spécialisations. 

 

C'est au prix de ces efforts, suivi d'une installation officielle (différents statuts existent, le plus courant étant la profession libérale) et de l'adhésion à une fédération de professionnels, que le naturopathe ouvrira son cabinet.

 

Le naturopathe, agit en complémentarité du parcours de soin existant (medecin généraliste et spécialistes).

 

Ce qu'il ne fera jamais:

  • Un naturopathe ne posera jamais de diagnostic et ne prescrira jamais un traitement médical.
  • Il n’interrompra jamais un traitement médical, paramédical ou un suivi psychologique.
  • Il ne manipulera jamais physiquement une personne et ne pratiquera jamais de geste médical exploratoire ou chirurgical.
  • Il ne transmettra jamais les informations délivrées au cours d’un entretien naturopathique à un tiers, vos données restent confidentielles, le naturopathe est tenu au secret professionnel.

 

Soyons ensemble vigilents et professionnels afin de permettre à notre métier une reconnaissance élargie en regard de son utilité préventive et sanitaire. 

 

La Naturopathie, officiellement:

Au niveau mondial :

 

Pour l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la naturopathie fait partie des Médecines traditionnelles « la médecine traditionnelle est très ancienne. C’est la somme de toutes les connaissances, compétences et pratiques reposant sur les théories, croyances et expériences propres à différentes cultures, qu’elles soient explicables ou non, et qui sont utilisées dans la préservation de la santé, ainsi que dans la prévention, le diagnostic, l’amélioration ou le traitement de maladies physiques ou mentales » [1]

Référencée en 1978 lors de la conférence d’Alma Ata, l’OMS intègre la naturopathie dans ses grandes orientations, déclinées sous forme de stratégie : « La stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle pour 2014-2023 » a pour objectif d’aider les Etats Membres à :

  • Mettre à profit la contribution potentielle de la médecine traditionnelle à la santé, au bien-être et aux soins de santé centrés sur la personne ;
  • Favoriser un usage sûr et efficace de la médecine traditionnelle au moyen de la règlementation, de la recherche et de l’intégration des produits, pratiques et praticiens de médecine traditionnelle dans les systèmes de santé, le cas échéant.

A noter que cette stratégie a été élaborée en réponse à une résolution de l’Assemblée mondiale de la Santé sur la médecine traditionnelle (WHA62.13).

 

 

 

L’Unesco la considère également comme une « Médecine traditionnelle », tandis qu’elle est enregistrée officiellement par le Bureau International du Travail (B.I.T), sous l’égide de l’ONU, depuis 1968.

Au niveau européen, depuis la résolution européenne (Collins & Lannoye) du 29 mai 1997, la naturopathie fait partie des médecines non conventionnelles pour lesquelles les états membres sont invités à s'accorder sur l'évaluation, l'enseignement et la réglementation des professionnels.

 

En France, la seule vraie « reconnaissance officielle » émane de nos organismes de prélèvements sociaux et de l’INSEE : la Naturopathie est en effet affectée du code APE 8690F, « Activités de santé humaine non classées ailleurs ».

Qu’on se le dise, les naturopathes cotisent !

 

Et il s’agit ici du paradoxe français : la naturopathie n’est ni connue ni reconnue, mais les services administratifs et fiscaux soumettent logiquement les naturopathes aux diverses redevances et impositions sans « contrepartie » législative ou règlementaire… :

La loi réserve l’exercice de la médecine aux seuls détenteurs d’un doctorat en médecine (diplôme d’état). De même, les paramédicaux sont structurés et reconnus. Mais aucun texte législatif ne précise le statut des naturopathes.

 

Ainsi, selon l’article L 4161-1 du Code de la Santé publique, « la Naturopathie n’est pas un acte médical », car aucun « diagnostic ni traitement de maladies » n’est réalisé…

Cela veut dire que le naturopathe fait un bilan vital (et non un diagnostic) et qu’il conseille des biothérapies & bonnes pratiques de santé (plantes, compléments, etc.), pour restaurer et conserver un « terrain » équilibré, et non traiter une maladie…

 

En synthèse, le médecin diagnostique et prescrit pour traiter une maladie, le naturopathe fait un bilan de santé et conseille pour renforcer le terrain du patient

La complémentarité …. idéale !

Le non-stop alimentaire : un fléau de civilisation

En cette période de rentrée et de retour aux bonnes habitudes, j'aimerais vous parler d'une habitude tout à fait délétère pour petits et grands : le GRIGNOTAGE.

 

Quels que soient les aliments ingurgités mais d'autant plus lorsqu’il s'agit de barres chocolatées, sucrées, biscuits industriels, les trop nombreux snacks que nous ingérons quotidiennement sont une catastrophe pour notre organisme.

Physiologiquement, notre système digestif aura besoin de quelques minutes (pour un fruit) à plusieurs heures (pour un steak frites) pour digérer totalement le contenu de notre repas. Et ce, à l'unique condition qu'il ne soit pas perturbé par l'arrivée soudaine de nouveaux aliments :

  • A la fin d'un repas, l'organisme programme la digestion en fonction de la composition biochimique des aliments. Le cycle est lancé (digestion stomacale puis intestinale).
  • A la suite, un nettoyage complet est réalisé pendant environ 1h30 : une onde débute dans l’estomac et parcourt tout l'intestin pour aboutir au caecum. La quantité de liquide double dans l'intestin à son passage ce qui permet une véritable "vidange" du circuit (suppression notamment des macro-molécules, virus…).

 

Cela n'est valable que si aucun autre aliment solide (aussi petit soit-il !) ne vient se surajouter au chyme* déjà présent. Sans quoi, la digestion du premier repas est interrompue pour analyser la qualité biochimique des nouveaux arrivants, puis modifier la programmation pour les intégrer.

Pour répondre à cette suractivité cellulaire (augmentation du nombre des entérocytes et accélération de leur cycle de vie -maturation, usure, renouvellement- pouvant entrainer des mutations de l’ADN, potentiellement néfastes), une énergie supplémentaire est requise.

 

Le corps va donc réagir en redirigeant une partie de l’énergie totale vers le système digestif, au détriment d’autres activités en cours :

  • Cérébrale et locomoteur : les troubles momentanés de l’attention apparaissent accompagnés du traditionnel coup de pompe.
  • L’activité immunitaire est également mise de côté, expliquant à terme l’apparition d’infections à répétition.

L’activité digestive constante se fait donc au détriment du reste des fonctions du corps tout en sursollicitant les cellules de cet appareil, les rendant fragiles et sujettes à des modifications ADN potentiellement cancérigènes. L’immunité, en berne, n’est plus aussi apte à remplir son rôle de tri (lors du renouvellement cellulaire, reconnaissance et élimination des cellules nées anormales pouvant entrainer un développement désordonné).

Les habitudes ayant un caractère social puissant, notre grignotage deviendra rapidement celui de nos enfants que nous approvisionnons de biscuits, sucettes, bonbons, chocolats, etc tout au long de la journée.

Ce qui est ici particulièrement dramatique car dans cette période de constitution du capital-santé, le non-stop alimentaire empêchera tout simplement l’acquisition d’une immunité efficace, la constitution d’un microbiote varié et sain, une maturation cellulaire aboutie (notamment osseuse, pouvant être incomplète ou fragilisée).

 

Notre rôle de parents et d’accompagnants est avant tout de leur donner accès à leurs pleins potentiels, ceci passant avant tout par un état de santé optimal.

 

Donner du temps aux repas, les rendre savoureux et attirants, remplacer les biscuits/bonbons par des fruits à 17h, autant d’astuces qui vont permettre d’inverser les habitudes de grignotages de nos enfants.

Au-delà des pulsions alimentaires se cachent bien souvent des compensations : stress, tristesse, déception, tension, etc, qui nous bouleversent intérieurement. Nous y répondons bien souvent par l’immédiateté d’une friandise, sucrée ou salée.

Pour se libérer de ces habitudes bien plus néfastes qu’on ne le pense généralement, votre naturopathe vous aidera à décoder les motifs de compensations initiaux et vous accompagnera dans l’élaboration de nouveaux comportements, constructifs, face aux facteurs de déstabilisation intérieurs et extérieurs.

 

Si ces pulsions répondent à un besoin vital alimentaire, votre naturopathe vous proposera un réglage alimentaire pour constituer des repas complets, nourrissant le corps et l’esprit.

 

Enfin, si vos enfants ne peuvent se passer du sucre et vous réclament des goûters toute la journée, le naturopathe vous proposera des solutions alimentaires et comportementales pour sortir de cet engrenage infernal.

 

Marie Cahuzière

1. "Un Chyme correspond à une bouillie constituée par les aliments qui sont en partie digérés à la sortie de l'estomac, résultat de la prédigestion par celui-ci, avant la pénétration dans le duodénum (première partie de l'intestin grêle)". Vulgaris Médical.

 

A lire sans modération:

Qui aujourd'hui n'a pas entendu parler du "Shirin yoku"? popularisé par  Pour un regard direct, tranchant avec l'anthropomorphisme propre à envahir les pensées même des plus amoureux des arbres, Jacques Tassin, chercheur en écologie végétale au CIRAD, nous permet d'accéder à un regard différent, propre à un rapprochement presque primitif avec l'arbre, dans un mélange de science et de sagesse.

 

« L’arbre semble vouloir s’adresser aux grands primates irrévérencieux que nous sommes devenus. Des primates aujourd’hui perdus au bord du chemin pour avoir sottement oublié qu’ils vivaient sur la planète des arbres. » dit-il...

EDITEUR ODILE JACOB. 2018, 144 p. 16,90€

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